«Limiter en Suisse la dynamique de la finance casino grâce à la démocratie directe»

Après la faillite retentissante de la banque Lehmann Brothers en 2008 et avec la crise financière, l’exigence de contrôles plus efficaces par l’Etat et d’une meilleure protection des investisseurs est revenue au premier plan. Il fut permit aux grandes banques, allergiques aux contrôles étatiques, de devenir «too big to fail». Le contribuable, par le biais de milliards de dollars, d’euros et de francs renfloua ainsi les grandes banques ayant finalement réalisés des pertes abyssales dans le cadre de la finance casino. Mêmes les banques suisses durent être renflouées avec 50 milliards de francs. Les responsables politiques contraignirent les banques à augmenter leur capital propre qui va être rehaussé en Suisse à 5%, mais cela reste cosmétique. Chaque citoyen voulant contracter un crédit pour la construction de sa maison doit apporter 20% de capital propre ce qui est tout à fait justifié. Une banque qui, il faut le souligner, spécule sur les marchés financiers s’en sort avec beaucoup moins d’exigences.

Interview dans Horizons et débats, 17.11.2015 (pdf)

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