La finance trahit-elle le capitalisme?

La crise actuelle est souvent associée à une perte de confiance entre les acteurs financiers. La confiance est effectivement un élément essentiel de l’économie. Elle est à la base des échanges, donc des marchés et donc du capitalisme.

Il convient à ce niveau de remarquer que, lorsque la question de la confiance se pose, c’est que de manière sous-jacente celle de la trahison est proche. Dans le cadre de la crise financière actuelle, qui seraient les acteurs de cette trahison. Qui aurait trahi, qui aurait été trahi ? Une réponse semble s’imposer. La crise provenant du secteur financier, de ceux qui ont diffusé les produits toxiques et s’étant propagée à l’ économie réelle, la trahison potentielle ne serait-elle justement pas celle de l’économie ou du capitalisme par la finance?  Les propos que le Directeur de la Banque d’Angleterre, Mervyn King,  a tenu en octobre 2008, devant le patronat anglais, semblent corroborer cette idée : « Les actions entreprises n’ont pas pour but de sauver les Banques en tant que telles, mais de protéger le reste de l’économie, des banques ». C’est cette question de la trahison qui constitue le thème principal de cet article.

Article finance et bien commun (II-III/2008) (pdf)

 

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